25.01.2007
Scoop !
Scoop ! [Une mise au point à la calomnie par Philippe Lohéac]
C'est à lire sur le site du Mouvement des Jeunes Socialistes.
Jean-Luc Romero vit, depuis 1998, dans un faux trois pièces, au premier étage d'un immeuble du boulevard Poniatowski géré par la SGIM. Les fenêtres de son appartement ouvrent sur le boulevard des Maréchaux. Avec un loyer mensuel de 1.000 euros – ce qui correspondait au prix du marché privé -, ce n’est pas une HLM. Et contrairement à ce que prétendent les Jeunes Socialistes, l’appartement n’a jamais été attribué gracieusement (gracieusement = gratuitement, selon Le Petit Robert).
Pourquoi, compte tenu de ses revenus actuels – le chiffre des Socialistes est totalement faux ! - ne peut-il pas trouver de solution de logement dans le privé ? C’est très simple.
L'accession à la propriété lui est interdite, malgré l'ancienne convention Belorgey et l'actuelle convention Aeras. Atteint depuis plus de 20 ans d'une maladie incurable et célibataire, aucun organisme de crédit n’a souhaité jusqu’à aujourd’hui prendre le risque de prêter la somme nécessaire à l'achat de sa résidence principale. Celles et ceux qui s’intéressent un minimum aux conditions de vie des personnes malades dans notre pays le savent parfaitement. Les Jeunes de la rue de Solferino semblent l’ignorer totalement.
La location d'un appartement du domaine privé est également impossible. En effet, les propriétaires exigent une ou deux cautions, en général de l'un des parents. Lorsque vous êtes orphelin de père, que votre mère perçoit le minimum vieillesse et que vous vivez seul, vous imaginez ... Ajoutez à cela que son contrat de travail est un CDD d'un an – Jean-Luc n’est pas fonctionnaire -, vous comprendrez qu'il est particulièrement difficile de trouver une solution acceptable, voire seulement une solution.
Mais tout cela est écrit dans le livre que Jean-Luc a publié en janvier 2006, La Nuit des petits couteaux (page 123 et suivantes, Jean-Claude Gawsewitch Editeur).
Alors où est le scoop ? Il est évident : les Jeunes Socialistes lisent les livres que publie Jean-Luc. Et rapportent (mal) ce qu'ils ont compris (ou cru comprendre) !
A présent, permettez-moi un commentaire personnel. Toutes les femmes et tous les hommes de gauche n'ont pas vocation à être pauvres. Que Ségolène Royal et François Hollande souhaitent surtaxer les plus hauts revenus, et donc eux-mêmes, est le signe d'une certaine inclinaison pour l'intérêt général contre leurs propres intérêts particuliers. C'est de bon augure pour le reste.
Mais parallèlement, toutes les femmes et tous les hommes de droite ne sont pas des richards en bonne santé. Jean-Luc connaît de graves problèmes de santé et n’a pas de fortune personnelle. Notre système d'assurance sociale existe pour les gens de droite également. N’en déplaise au MJS.
Les élus qui donnent, pour la plupart, toute leur énergie pour la collectivité ne doivent pas avoir plus que les autres citoyens. Assurément. Mais ils ne doivent pas non plus avoir moins.
Pour faire un bon mot, un communiqué, le MJS est prêt à tout. Même à la plus médiocre forme de politique. Mesdemoiselles et messieurs les Jeunes Socialistes, commencez par apprendre à réfléchir et soyez moins sectaires. Elevez-vous !
Il est bien dommage que les Socialistes fassent d’emblée le choix d’une campagne de fond de poubelle. Nous ne les suivrons pas sur ce terrain. Nous avons choisi de faire de la politique autrement, de la politique des idées et du terrain.
Nous espérons que la candidate socialiste qui se présente dans le 12ème n’est pas associée à cette diffamation… Nous attendons avec impatience sa condamnation de tels actes.
Philippe Lohéac
Directeur de campagne de Jean-Luc Romero
00:05 Publié dans Coups Bas de campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aujourd-hui-autrement





